COVID-19 : Du lait « immunitaire » pour renforcer nos défenses

Comment obtenir du lait de vache « immunitaire » pour renforcer les défenses de notre corps contre le COVID-19 ? C’est le défi que s’est lancé cette équipe de pharmacologues, infectiologues et nutritionnistes de l’Université de Cordoue qui ont cherché à renforcer la capacité naturelle du lait à protéger contre les infections. Comment ? En exploitant le concept d’immunité croisée et la capacité des cellules immunitaires que l’animal vacciné génère contre le coronavirus bovin, à contrôler également d’autres coronavirus, comme le SARS-CoV-2. Des travaux expérimentaux, publiés dans la revue Frontiers in Immunology, qui promettent une préparation laitière avec un niveau élevé d’anticorps, aidant le système à contrôler l’infection par différentes voies immunitaires.

 

Car le lait contient naturellement des biocomposants hautement protecteurs contre les infections. Ensuite, il existe une grande similitude entre le coronavirus bovin (BCoV) et le SARS-CoV-2, 2 virus du genre Betacoronavirus. De là il n’y a qu’un pas pour exploiter l’immunité croisée contre les multiples structures similaires dans les deux virus et produire un lait de vache capable de bloquer le SRAS-CoV-2.  

 

L’auteur principal, Antonio Arenas, chercheur à l’Université de Cordoue détaille la similitude existant entre le coronavirus bovin (BCoV) et le SARS-CoV-2 pour expliquer l’efficacité de cette technique, soit produire des anticorps bovins pouvant neutraliser le virus chez les personnes déjà infectées, ou prévenir la maladie chez des personnes qui n’ont pas été vaccinées, ou qui l’ont été, mais sans développer d’immunité.

Un supplément lacté pour une immunité renforcée

En pratique, le lait de vaches ici vaccinées avec des vaccins commerciaux BCoV, générant ainsi des niveaux élevés d’anticorps, a déjà été testé sur plus de 300 participants.

Aucun de ces participants n’a développé de forme sévère de COVID-19. Il reste néanmoins à surmonter quelques défis technologiques,

avant de pouvoir consommer ce superlait.

Source: Frontiers in Immunology 23 March 2021 DOI: 10.3389/fimmu.2021.637152 Bovine Coronavirus Immune Milk Against COVID-19

Plus sur COVID-19

Équipe de rédaction Santélog

Cet article COVID-19 : Du lait « immunitaire » pour renforcer nos défenses est apparu en premier sur Santé blog.

The post COVID-19 : Du lait « immunitaire » pour renforcer nos défenses first appeared on ProcuRSS.eu.

ARTHROSE et PARKINSON : Une association fréquente avec un risque de chute accru

Cette large étude rétrospective menée à l’Université de Taiwan associe l’arthrose à un risque plus élevé de maladie de Parkinson. Les conclusions présentées dans la revue Arthritis Care and Research alertent sur un risque de chute très accru, avec la coexistence de ces deux maladies.

 

Les chercheurs suggèrent aussi que dans de nombreux cas, l’arthrose et ses effets sur la mobilité pourrait dissimuler certains symptômes de la maladie de Parkinson. Ainsi, ils appellent les cliniciens à détecter ce risque élevé de maladie de Parkinson chez les personnes d’âge avancé, souffrant d’arthrose.

Rester attentif à cette association, chez le patient âgé

Il s’agit ici de l’analyse des données de 33.360 patients âgés de 50 à 64 ans et souffrant d’arthrose suivis sur la période 2002-2005 vs un groupe de comparaison composé de 33.360 témoins exempts d’arthrose et appariés pour l’âge et le sexe. L’analyse révèle que :

 

les participants souffrant d’arthrose présentent un risque accru de 41 % de développer la maladie de Parkinson, après prise en compte des facteurs de confusion possibles ;
les patients atteints d’arthrose du genou ou de la hanche semblent avoir un risque encore plus élevé (+55%) de maladie de Parkinson que les patients atteints d’arthrose sur d’autres sites (+42%) ou lorsque le site de l’arthrose n’est pas défini (+32%).

 

Ainsi, ces résultats suggèrent que l’arthrose est liée à un risque accru de développer la maladie de Parkinson. Il reste à identifier les processus sous-jacents à ce lien, mais les chercheurs suggèrent déjà l’inflammation, une caractéristique commune aux deux conditions. Ces résultats ont également 2 implications :

 

la coexistence de l’arthrose et de la maladie de Parkinson peut augmenter le risque de chute ;
les troubles de la mobilité liés à l’arthrose peuvent masquer les premiers symptômes moteurs de la maladie de Parkinson.

 

Les professionnels de santé doivent donc rester attentifs à cette association arthrose et « Parkinson ».

Équipe de rédaction Santélog

Cet article ARTHROSE et PARKINSON : Une association fréquente avec un risque de chute accru est apparu en premier sur Santé blog.

The post ARTHROSE et PARKINSON : Une association fréquente avec un risque de chute accru first appeared on ProcuRSS.eu.

COVID-19 : L’immunité naturelle dure jusqu’à 10 mois

Cette recherche de l’University College London, publiée dans le Lancet Healthy Longevity, estime que l’immunité naturelle peut durer jusqu’à 10 mois. En d’autres termes, le risque d’être réinfecté par le SRAS-CoV-2, le virus qui cause le COVID-19, est considérablement réduit jusqu’à 10 mois après une première infection. Prochaine étape, préciser la durée de l’immunité après une infection naturelle et une vaccination (immunité naturelle + immunité vaccinale) et évaluer si la protection « tient » contre les variantes actuelles et émergentes.

Une première infection, c’est « une solide protection » contre la réinfection

Les chercheurs anglais ont analysé les taux d’infection à SARS-CoV-2 entre octobre 2020 et février 2021 chez 682 résidents âgés en moyenne de 86 ans et 1.429 personnels des EHPAD, en comparant les taux des participants ayant reçu un diagnostic d’infection antérieur jusqu’à 10 mois plus tôt, par test d’anticorps vs les participants qui n’avaient jamais développé un COVID-19. Des tests PCR ont été effectués régulièrement, en commençant environ 90 jours après l’infection initiale, et à raison d’une fois par semaine pour le personnel et d’une fois par mois pour les résidents. L’analyse constate que :

 

environ un tiers des participants ont été testés positifs pour les anticorps ;
les participants à antécédent d’infection ont un risque réduit de 85% de nouvelle infection au cours de cette période d’étude de 4 mois vs les participants n’ayant jamais été infectés ;
A peu près les mêmes résultats sont obtenus chez les personnels de santé, avec une réduction de 60% du risque de réinfection ;
2 taux non comparables alors que les personnels ont pu accéder aux tests en dehors de l’EHPAD, ce qui suggère des tests préalablement positifs non pris en compte dans l’étude. De plus, les résidents survivants constituent un groupe particulièrement robuste, non représentatif ;
précisément, le nombre de résidents et de personnels de santé réinfectés entre octobre et février est très faible : sur les 634 résidents précédemment infectés, seuls 4 ont été réinfectés. En revanche, parmi les 1.477 participants qui n’avaient jamais été infectés, des tests PCR positifs ont été enregistrés chez 93 résidents et 111 membres du personnel.

 

Cependant, en dépit cette différence de taux de risque de réinfection entre les résidents et les personnels de santé, l’étude montre clairement qu’une première infection apporte « une solide protection » contre la réinfection. L’auteur principal, le Dr Maria Krutikov de l’UCL commente d’ailleurs ces résultats : « c’est une très bonne nouvelle que l’infection naturelle protège ainsi contre la réinfection pendant une telle période ».

 

En particulier, le niveau élevé de protection des résidents en cas de première infection est très rassurant.

On aurait pu penser en effet que ces personnes plus âgées présentent des réponses immunitaires moins robustes en raison de l’âge avancé.

Enfin, ces données s’avèrent en contradiction avec les conclusions de précédentes études, menées en population générale, ou chez les plus jeunes, qui estimaient l’immunité naturelle plus marginale.

 

« C’était une occasion unique d’examiner l’effet protecteur de l’infection naturelle dans cette cohorte avant le déploiement de la vaccination », concluent les chercheurs, « nous allons maintenant regarder la durée de l’immunité après une infection naturelle et une vaccination ».

Équipe de rédaction Santélog

Cet article COVID-19 : L’immunité naturelle dure jusqu’à 10 mois est apparu en premier sur Santé blog.

The post COVID-19 : L’immunité naturelle dure jusqu’à 10 mois first appeared on ProcuRSS.eu.

COVID-19 : Symptômes neurologiques, inflammation ou infection ?

Ces tests d’imagerie du cerveau de patients COVID-19 et l’analyse biologique du liquide céphalo-rachidien (LCR) révèlent un lien entre des lésions ou atteintes cérébrales associées à la maladie et la présence, rare, du virus SRAS-CoV-2 dans le LCR. L’étude, publiée dans le Journal of Neuroimaging, confirme les résultats de précédentes recherches : les lésions cérébrales sont plutôt le fait d’une inflammation, d’une hypoxie ou d’une ischémie, plutôt que d’une infection du système nerveux central.

 

L’équipe du Dr Ariane Lewis, du NYU Langone Health analyse les données de 193 patients COVID-19 ayant eu un scanner du cerveau et/ou de la colonne vertébrale et une ponction lombaire en raison de symptômes neurologiques. L’étude montre que les résultats d’imagerie sont liés à la présence du SRAS-CoV-2 dans le liquide céphalorachidien.

La présence du virus dans le LCR reste extrêmement rare

10% des patients présentant des lésions hyperintenses dans le cerveau et /ou la colonne vertébrale ont obtenu un résultat positif au test PCR pour la présence de SRAS-CoV-2 dans le LCR ;
aucun patient exempt de lésions hyperintenses dans le cerveau et /ou la colonne vertébrale n’a obtenu un résultat positif au test PCR pour la présence de SRAS-CoV-2 dans le LCR ;
25% pour cent des patients présentant un rehaussement leptoméningé (réponse inflammatoire leptoméningée localisée) ont eu un résultat de test PCR positif pour le SRAS-CoV-2 dans le LCR.

 

Si les lésions hyperintenses dans le cerveau et /ou la colonne vertébrale peuvent être associées à la présence de SARS-CoV-2 dans le LCR, ce résultat positif reste extrêmement rare.

 

L’étude confirme que les lésions cérébrales associées à COVID-19 et diagnostiquées ici par imagerie sont principalement le résultat d’une inflammation, d’une hypoxie ou d’une ischémie, plutôt que d’une infection.

Équipe de rédaction Santélog

Cet article COVID-19 : Symptômes neurologiques, inflammation ou infection ? est apparu en premier sur Santé blog.

The post COVID-19 : Symptômes neurologiques, inflammation ou infection ? first appeared on ProcuRSS.eu.

DÉMENCE : 7 mesures simples pour l’éviter

On estime que 150 millions de personnes pourraient être atteintes de démence en 2050. Ce chiffre et la crainte de l’Alzheimer doit inciter chacun à adopter les bons comportements pour prévenir au maximum ce risque en préservant au maximum la santé de son cerveau. Les professionnels de santé ont un rôle clé à jouer en insufflant à leurs patients les bons comportements. C’est le message de ces experts de l’Université du Michigan qui proposent, sous la forme de déclaration scientifique officielle de l’American Heart Association et dans la revue Stroke, un guide pour aider les cliniciens dans cette stratégie de prévention. Un point donc précieux, pour les professionnels mais aussi le grand public sur les comportements de mode de vie qui peuvent repousser « l’Alzheimer » et la démence.

 

Un cerveau en bonne santé est essentiel pour vivre une vie plus longue et de « bonne qualité ». Cependant, le vieillissement des populations soulève de nouveaux défis pour le maintien de la qualité de vie avec l’âge. Le vieillissement normal compromet l’activité neuronale, la cognition et d’une manière plus générale rend notre cerveau plus vulnérable. Une fois cette déficience en marche, peu d’options thérapeutiques sont disponibles. Adopter des comportements sains en matière d’alimentation, de contrôle de la tension artérielle, d’exercice, de consommation alcool, d’interaction sociale et plus encore permet de réduire considérablement le risque de démence plus tard dans la vie.

La prévention est primordiale,  les soins primaires peuvent jouer un rôle essentiel

C’est le message principal de cette déclaration scientifique de l’American Heart Association (AHA) qui rappelle, aux professionnels de soins primaires, les grands facteurs de risque de troubles cognitifs et les grandes mesures de prévention possibles pour les prévenir. De nombreux facteurs de risque de déclin cognitif sont modifiables et les professionnels de santé peuvent contribuer, en conseillant leurs patients, à réduire le fardeau de la démence dans nos sociétés. On estime aujourd’hui que près de 50 millions de personnes en sont atteintes dans le monde et cette prévalence pourrait atteindre 75 millions de cas d’ici 2030, et tripler d’ici 2050.

 

7 facteurs de risque majeurs mais évitables : les facteurs de risque de démence sont nombreux mais les factreurs majeurs comprennent la dépression, l’hypertension, l’inactivité physique, le diabète, l’obésité, l’hyperlipidémie, un régime alimentaire trop riche, le tabagisme, l’isolement social, consommation excessive d’alcool, les troubles du sommeil et la perte auditive. De nombreux facteurs de modes de vie -qui peuvent émerger avant l’âge adulte- peuvent donc être identifiés et gérés par les professionnels de soins primaires, ou les patients, directement.

 

Une démarche de prévention : la première étape pour le professionnel de soins primaire est de détecter un risque de démence plus élevé chez les patients présentant

7 facteurs de risque modifiables (cités plus haut).

La deuxième étape consiste donc à aider les patients à modifier leurs comportements pour réduire ces facteurs de risque, soit en utilisant des médicaments (ex : gestion de l’hypertension et de la dépression) ou des dispositifs (ex : perte d’audition) et en adoptant un mode de vie sain, en particulier :

 

pratiquer régulièrement l’exercice,
adopter un régime alimentaire équilibré, de type régime méditerranéen,
réduire la consommation d’alcool,
ne pas fumer,
retrouver un poids de santé…

 

La réduction de la pression artérielle, de la glycémie, du cholestérol, de la consommation de tabac et d’alcool, des symptômes de dépression et de l’indice de masse corporelle, et l’augmentation de l’activité physique, la consommation d’aliments sains et les liens sociaux peuvent tous réduire le risque futur de démence.

 

L’ampleur de l’effet de réduction du risque varie en fonction du facteur de risque en question.

Un nouveau médicament anti-amyloïde contre la maladie d’Alzheimer vient d’être autorisé en « fast track », mais certains experts disent déjà que les preuves d’efficacité ne sont pas très solides et craignent que le traitement soit très coûteux.

 

« La démence n’est pas inévitable », encourage l’auteur principal, le Dr Levine, médecin en soins primaires à la Michigan Medicine : «Cependant, des preuves de plus en plus nombreuses confirment que des comportements sains et le contrôle des facteurs de risque vasculaires peuvent très largement contribuer à maintenir la santé du cerveau et prévenir la démence ».

De plus, ces mêmes stratégies peuvent également réduire le risque de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral.

 

« Il n’est jamais trop tard pour commencer à travailler sur ces facteurs de risque cognitifs. Nous n’avons aucun traitement qui arrêtera la démence, il est donc important de protéger la santé de notre cerveau ».

Source: Stroke Mar, 2021 DOI: 10.1161/STR.0000000000000367Stroke. 2021;52:e295–e308A Primary Care Agenda for Brain Health: A Scientific Statement From the American Heart Association

Lire aussi : DÉMENCE : L’arrêt du tabac, une évidence

Équipe de rédaction Santélog

Cet article DÉMENCE : 7 mesures simples pour l’éviter est apparu en premier sur Santé blog.

The post DÉMENCE : 7 mesures simples pour l’éviter first appeared on ProcuRSS.eu.

COVID-19 : La chaleur ne doit pas faire tomber les barrières

C’est l’une des premières modélisations de la propagation du virus SARS-CoV-2 responsable de COVID-19 à intégrer des données environnementales, notamment saisonnières. Et cette étude de virologues de l’Imperial College London, publiée dans les Actes de l’Académie des Sciences américaine (PNAS) confirme un impact des saisons sur la transmission du virus SARS-CoV-2. Cependant, les températures les plus élevées ne suffisant pas à empêcher la transmission et dans l’attente d’une couverture vaccinale suffisante, les chercheurs britanniques appellent à maintenir les mesures barrières.

 

Plusieurs études ont montré l’influence de la température ambiante sur la réplication du SARS-CoV-2, comme c’est le cas également pour d’autres coronavirus, y compris la température des voies respiratoires, particulièrement favorable à l’infection.

 

Au-delà, les variations saisonnières sont, depuis le début de l’épidémie, une source d’incertitude dans les prévisions de transmission du SRAS-CoV-2. Si l’arrivée de l’été a déjà été évaluée comme un facteur faible mais significatif de réduction de la propagation du virus SARS-CoV-2, l’analyse des circulations des autres coronavirus « courants » ou du virus de la grippe, suggère bien des cycles saisonniers.

D’autres facteurs peuvent influer sur la transmission, comme les niveaux d’humidité ou le rayonnement U.V.

 

On connait également le mode de propagation du nouveau coronavirus, principalement par les gouttelettes expectorées, et l’on sait que des températures élevées et une faible humidité réduisent la transmission de ces gouttelettes respiratoires, réduisant ainsi la propagation de nombreux virus.

 

Cette nouvelle étude confirme un impact des changements de température mais avec un effet beaucoup plus faible sur la transmission que les mesures de distanciation.

« Tant que les gens ne sont pas vaccinés, la distanciation sociale doit être respectée »,

écrivent donc les chercheurs britanniques dans leur communiqué.

 

Ils se sont concentrés sur l’impact des facteurs environnementaux, un défi alors que les différents pays ont adopté différentes stratégies et un casse-tête alors que certains pays, comme le Brésil, l’Inde et l’Iran, ont une transmission élevée malgré des climats plus chauds. Les chercheurs ont donc développé l’un des tout premiers modèles épidémiologiques incluant des données environnementales.

Cette modélisation, prenant en compte les facteurs environnementaux, suggère que :

 

les changements de température ont bien un impact, des températures plus élevées réduisant la transmission du virus, mais même au pic, ces températures sont moins « efficaces » que les mesures de distanciation ;
a contrario, les températures plus basses de l’automne et de l’hiver pourraient entraîner une reprise de la propagation du virus en l’absence d’interventions ou de changements de comportement ;
globalement, une température plus basse et une densité de population plus élevée 2 facteurs de transmission plus élevée ;
cependant, les « moteurs » les plus importants restent les politiques publiques et le comportement individuel : en cas de confinement ainsi, l’impact des températures est nul – à l’évidence ;

 

Quelles implications ?

Même les pays des régions plus chaudes du globe ne devraient pas assouplir les restrictions de mobilité, et pas avant les régions plus froides. D’autant que ces régions plus chaudes ont tendance à avoir des densités de population plus élevées.

 

Ainsi, même avec l’été, les réponses de santé publique et les comportements individuels restent la clé du contrôle de l’épidémie.

Équipe de rédaction Santélog

Cet article COVID-19 : La chaleur ne doit pas faire tomber les barrières est apparu en premier sur Santé blog.

The post COVID-19 : La chaleur ne doit pas faire tomber les barrières first appeared on ProcuRSS.eu.

NEURODÉGÉNÉRESCENCE : Un simple test sanguin peut la détecter

C’est un grand pas dans le diagnostic précoce de la démence : un simple test sanguin capable de révéler avec précision une neurodégénérescence sous-jacente. Basé sur un biomarqueur unique, une protéine appelée chaîne légère des neurofilaments (NfL), le test permet d’obtenir un premier diagnostic chez les personnes développant des problèmes cognitifs. Développé par une équipe de bioingénieurs et de biologistes du King’s College de Londres, ce test sanguin présenté dans la revue Nature Communications est déjà utilisé en routine clinique dans quelques pays européens.  

 

Les niveaux de la protéine NfL dans le sang permet en effet d’identifier, avant l’apparition des premiers symptômes, tout un spectre de maladies neurodégénératives telles que la démence trisomique, les maladies des motoneurones comme la SLA et les démences dont la démence fronto-temporale. Cette recherche précise les seuils de NfL liés à l’âge qui ont cette valeur diagnostique de manière à préparer l’utilisation de ce test en soins primaires.

Un test sanguin non invasif offre un aperçu invasif des troubles cérébraux

« Pour la première fois, nous montrons qu’un biomarqueur unique peut indiquer la présence d’une neurodégénérescence sous-jacente avec une excellente précision. Bien qu’il ne soit pas spécifique à un trouble en particulier, il va être très utile dans le dépistage rapide de la neurodégénérescence en cas de troubles de la mémoire ou d’autres troubles cognitifs et psychiatriques », précise l’un des auteurs principaux, le Dr Abdul Hye du King’s College.

 

Les biomarqueurs actuels utilisés pour identifier les troubles neurodégénératifs sont présents dans le liquide céphalo-rachidien (LCR) dont le prélèvement nécessite une ponction lombaire. Pouvoir détecter la neurodégénérescence à partir d’un biomarqueur sanguin permettrait une procédure moins invasive et plus confortable pour le patient.

 

NfL, une protéine clé : une caractéristique majeure et irréversible de nombreux troubles neurodégénératifs est l’endommagement de la fibre nerveuse qui entraîne la libération de cette protéine, NfL, qui sous condition de tests ultrasensibles, peut être détectée dans le sang, même à de faibles niveaux. Les niveaux de NfL sont augmentés dans plusieurs troubles neurologiques, contrairement à la protéine tau phosphorylée qui est spécifique de la maladie d’Alzheimer. NfL est donc un marqueur prometteur pour le diagnostic de nombreuses maladies neurodégénératives.

 

L’étude a examiné 3.138 échantillons du King’s College de Londres, de l’Université de Lund et de l’Alzheimer’s Disease Neuroimaging Initiative, dont des prélèvements sanguins de témoins exempts de maladies neurodégénératives sans déficience cognitive, de personnes atteintes de troubles cognitifs, de patients atteints du syndrome de Down (Trisomie) et de patients souffrant de dépression. L’analyse montre que :

 

les concentrations de NfL dans le sang sont plus élevées chez les patients atteints de troubles neurodégénératifs vs les témoins exempts de problèmes cognitifs, les concentrations les plus élevées étant détectées chez les personnes atteintes de démence trisomique, de maladie des motoneurones et de démence fronto-temporale.
Si les niveaux sanguins de NfL ne permettent pas de diagnostiquer un trouble en particulier, ils permettent parfois d’apprécier un peu plus précisément la forme de la maladie (atypique, sévère…). De même, les niveaux de NfL s’avèrent particulièrement augmentés chez les adultes trisomiques qui ont une prédisposition génétique à la maladie d’Alzheimer.

 

Des seuils de concentrations de NfL pour l’usage du test en clinique : les chercheurs britanniques précisent, pour les différentes tranches d’âge, les seuils des concentrations de NfL qui indiquent un risque élevé de neurodégénérescence. Ces seuils liés à l’âge s’avèrent précis à 90 % dans la détection de la neurodégénérescence chez les personnes de plus de 65 ans et précis à 100 % dans la détection de la maladie des motoneurones et de la démence associée au syndrome de Down. Enfin, les seuils de NfL permettent aussi de distinguer les patients atteints de dépression et des patients atteints de troubles neurodégénératifs.  

 

En conclusion, cette équipe londonienne propose une alternative aux tests invasifs et coûteux de détection de la démence. Le test est déjà utilisé en routine dans certains pays européens tels que la Suède ou les Pays-Bas.

 

« C’est une période passionnante où les tests sanguins non invasifs vont nous apporter un aperçu invasif des troubles cérébraux ».

Source: Nature Communications 7 June, 2021 DOI: 10.1038/s41467-021-23620-z A multicentre validation study of the diagnostic value of plasma neurofilament light

Plus sur la Neurodégénérescence sur Neuro Blog

Équipe de rédaction Santélog

Cet article NEURODÉGÉNÉRESCENCE : Un simple test sanguin peut la détecter est apparu en premier sur Santé blog.

The post NEURODÉGÉNÉRESCENCE : Un simple test sanguin peut la détecter first appeared on ProcuRSS.eu.

MAISONS et CENTRES de SANTÉ : Les professionnels aussi ont tout à y gagner

Il y a moins d’une quinzaine d’années, le Code de la santé publique définissait une nouvelle forme d’exercice libéral pluriprofessionnel pour les professionnels de santé, en créant les maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) et les centres de santé (CS). De nouvelles structures visant à mieux répondre, sur les territoires, aux besoins d’accès et de coordination des soins pour les patients, et au besoin de regroupement des professionnels de santé. Aujourd’hui, on compte plus de 1.600 MSP en exercice et près de 500 sont en projet. Plus de 2.000 CS ont également été créés.

Si ces structures permettent assurément de renforcer l’accès aux soins dans les territoires, leur succès repose aussi sur leurs multiples avantages pour les professionnels libéraux.

 

Les MSP comportent des médecins (au minimum 2 médecins) et des soignants ou professionnels paramédicaux, au contraire des centres de santé qui, même polyvalents, n’intègrent pas d’auxiliaires médicaux dans leurs équipes. Ainsi, les MSP et les CS offrent en une même structure une offre élargie de soins et, en raison de leur caractère de proximité, simplifient considérablement les parcours de soins pour les patients. Au-delà, ces formes d’exercice coordonné enrichissent par leur efficience et leur pluridisciplinarité les protocoles, les bonnes pratiques et enfin les modes de consultation -comme la télémédecine-. En résumé, les MSP et les CS contribuent à l’amélioration de la qualité des soins de ville et en ambulatoire.

De très nombreux avantages aussi pour les professionnels de santé

Basés par définition sur des protocoles pluriprofessionnels, les MSP et les CS favorisent le travail en équipe et le partage des bonnes pratiques, mais permettent aussi aux professionnels de santé,

 

de trouver au quotidien un soutien auprès des collègues, grâce à des expertises complémentaires ;
de gagner du temps de consultation en mutualisant ou en déléguant les tâches administratives ;
de demander un avis sur un diagnostic ou sur une option thérapeutique ;
de partager les ressources et les charges ;
de bénéficier d’une rémunération spécifique à la structure, en complément de sa rémunération de professionnel de santé.

 

Des subventions existent pour soutenir les projets de création d’une maison de santé et de CS et pour accélérer leur développement sur les territoires. Cependant, pour prétendre à ces financements pilotés par les Agences Régionales de Santé (ARS), les collectivités locales et régionales, il faut préparer, élaborer, formaliser et mettre en œuvre son projet : établir un « protocole » complet qui non seulement exploite les compétences de l’équipe, mais apporte aussi au territoire une offre de soins adaptée. 

 

Un projet, des étapes à respecter : la création d’un centre de santé ou d’une maison de santé est à la fois un projet de soin, un projet professionnel et un pari économique et financier qui, comme toute « entreprise » doit respecter un certain nombre d’étapes :

 

la constitution de l’équipe : celle-ci peut provenir d’un établissement ou d’une structure de soins primaires mais aussi se constituer autour du projet ;
la rédaction d’un protocole ou projet qui doit comprendre un diagnostic des besoins de santé du territoire, une réponse via l’offre de compétences et de soins, ainsi qu’une localisation « de proximité » accessible à tous les patients ;
l‘identification des ressources nécessaires (locaux mais aussi matériels, dispositifs, consommables) ;
le choix du système d’information : le logiciel devra ainsi prendre en compte les besoins spécifiques des différents professionnels de l’équipe, mais aussi les impératifs de gestion de l’activité et de transmission des données patients.

 

Bien évidemment de nombreux médecins et professionnels de santé ne sont pas rompus à cet exercice, ni aux différentes formalités nécessaires, préalablement à la matérialisation du projet.

Ainsi, de l’étude de faisabilité au choix du logiciel et à la demande de subventions, la création d’une maison de santé est elle-aussi un véritable parcours. Un parcours qui doit être sans faute, pour que la structure soit reconnue et soutenue par l’ARS.

 

Des conseils spécialisés existent qui peuvent aider les professionnels de santé à développer leur projet de création de CS ou de MSP, puis soutenir la structure dans son activité au quotidien.

Ces conseils peuvent aider les équipes de professionnels de santé à mener leurs projets à bien et redonner à leur exercice médical ou paramédical une toute nouvelle attractivité.

Sources :

Loi 2007-1786 du 19 décembre 2007 de financement de la sécurité sociale pour 2008
Haute Autorité de Santé Outil d’amélioration des pratiques professionnelles – mai 2015 Elaborer et mettre en oeuvre des protocoles pluriprofessionnels ?
ASIP Santé Mars 2016 Logiciels Maisons et Centres de santé- Recommandations
Instruction n° DGOS/PF3/2012/384 du 12 novembre 2012 relative au guide méthodologique relatif à la circulation, au sein des centres et des maisons de santé, des informations concernant la santé des patients.
IGAS Rapport Août 2018 Déploiement des communautés professionnelles territoriales de santé

Équipe de rédaction Santélog

Cet article MAISONS et CENTRES de SANTÉ : Les professionnels aussi ont tout à y gagner est apparu en premier sur Santé blog.

The post MAISONS et CENTRES de SANTÉ : Les professionnels aussi ont tout à y gagner first appeared on ProcuRSS.eu.

COVID-19 : Une infusion de thé vert contre l’infection ?

Il faudrait certainement un peu plus que quelques infusions de thé vert pour conférer une protection significative contre l’infection COVID-19. Mais il y a dans le thé vert, ces anti-oxydants aux multiples bénéfices, comme l’épigallocatéchine gallate, un polyphénol connu pour sa capacité de protection des tissus et des cellules du corps. Cette équipe de biologistes et de chimistes de l’Université de Swansea (Pays de Galles) a donc eu l’idée de regarder comment le thé vert pourrait donner naissance à un médicament capable de lutter contre le COVID-19. Des travaux publiés dans RSC Advances, la revue de la Royal Society of Chemistry.

 

L’auteur principal, le Dr Suresh Mohankumar est indien et l’Inde fait face à une vague épidémique dominée par le nouveau variant (B.1.617.2) nommé « Delta » contre lequel le vaccin à ARNm de Pfizer-BionTech n’apporte, selon de récentes données, que trop peu de protection. Il s’agit donc de trouver des composés, si possibles naturels, accessibles et peu coûteux pour de nouveaux traitements des formes sévères de COVID. Le Dr Mohankumar a mené la recherche avec des collègues indiens de la JSS Academy of Higher Education and Research (Ooty, Inde) avant de prendre ses fonctions actuelles à la Swansea University Medical School.

« La nature est notre plus ancienne pharmacie »

La nature a toujours été la source de nouveaux médicaments. L’équipe s’est donc demandé quels composés naturels et largement accessibles pouvaient apporter de telles capacités contre la pandémie de COVID-19. Les chercheurs ont criblé toute une base de composés naturels déjà connus pour être actifs contre d’autres coronavirus à l’aide d’un programme informatique assisté par intelligence artificielle. Ce criblage suggère que l’un des composés du thé vert pourrait être efficace contre le coronavirus.

 

Le modèle désigne en effet la gallocatéchine, un composé du thé vert, comme l’un des plus efficaces contre le virus. Or le composé est plus que largement disponible et abordable.

 

L’équipe doit maintenant mener des études pré-cliniques et des essais cliniques pour valider l’efficacité prophylactique et/ou thérapeutique de la gallocatéchine contre le COVID-19.

Équipe de rédaction Santélog

Cet article COVID-19 : Une infusion de thé vert contre l’infection ? est apparu en premier sur Santé blog.

The post COVID-19 : Une infusion de thé vert contre l’infection ? first appeared on ProcuRSS.eu.

AUTISME : Des suppléments naturels pour stimuler la fonction cérébrale

C’est un complément nutritionnel, à base de vitamines et de nutriments, développé avec le soutien de la Cherab Foundation (Floride), une organisation à but non lucratif qui travaille à développer les capacités de communication chez les enfants atteints de troubles neurologiques. Testé ici chez des enfants et des adultes atteints de handicap mental et/ou moteur, le supplément, nommé « IQed Smart Nutrition », démontre, dans la revue Alternative Therapies, sa capacité à renforcer certaines fonctions cognitives clés chez la très grande majorité des participants. Au-delà du produit lui-même, c’est un appel à travailler sur la nutrition comme facteur prometteur de stimulation cognitive.

Les déficits de la parole et de la communication sont les symptômes les plus signalés

chez ces patients atteints de ces troubles neurologiques. L’essai, mené auprès de 77 enfants et adultes ayant un retard de communication et/ou un handicap moteur associé à un trouble neurologique (dont l’autisme, l’apraxie et le TDAH), et de 545 témoins exempts de troubles neurologique, montre que :

 

ces symptômes atteignent 84% des participants handicapés. Mais après la prise du complément alimentaire,
la capacité d’expression orale s’est améliorée pour 86% des participants,
la capacité d’exprimer précisément des sons et/ou des mots s’étant améliorée chez plus de 88% des participants ;
plus de 67 % signalent également des améliorations de la fluidité de la parole, de la concentration, de la fonction de planification, de l’humeur, des aptitudes sociales ;
47% de la santé physique et comportementale.

 

Identifier les nutriments essentiels : Au-delà de suggérer des effets bénéfiques du complément nutritionnel en question, cet essai démontre toute l’importance d’apports suffisants en certains nutriments essentiels spécifiques pour permettre des progrès cognitifs et notamment de communication.

 

Cet essai illustre à nouveau l’importance de l’axe intestin-cerveau et appelle à d’autres recherches sur les interventions diététiques possibles dans la gestion de ces affections neurologiques.

 

Le concept est d’identifier puis de recourir à des aliments naturels, des suppléments vitaminiques et minéraux, ayurvédiques et botaniques, non seulement pour booster le développement cognitif des enfants et des adultes handicapés mais aussi pour améliorer leur qualité de vie.

Équipe de rédaction Santélog

Cet article AUTISME : Des suppléments naturels pour stimuler la fonction cérébrale est apparu en premier sur Santé blog.

The post AUTISME : Des suppléments naturels pour stimuler la fonction cérébrale first appeared on ProcuRSS.eu.